Rien qu'une vie monochrome peinte de dégoût.
Comme un dégoût pictural inscrit sur un mur défoncé à coup de sentiment aléatoire.
Rien qu'une âme éplorée, rampant dans une fange de songes affligeants.
Rien que le sentiment d'une envie.
Juste le poids d'un rêve opaque.
Juste le prix de l'oubli.
Une épave persécutée par le temps. Abandonnée.
L'envie de vivre soufflée par un vent d'automne un peu violent, un peu triste, un peu pressé...
L'errance d'une envie de dépasser les frontières de la solitude...
Le sentiment d'inutilité me dépasse, m'emplit, et je deviens lui.
Un fantôme noir. Un mélange de haine et d'adoration. Je ne la reconnais pas.
Une sorte de ressentiment, qui n'est qu'un adieu.
Quelque chose comme une amertume, devenue souvenir.
Et doucement, les larmes coulent. Rondes, humides et salées.
Sur un visage piqué par l'air vif d'une nuit glaciale.
Et l'oubli de ce qui semblait être un ciel sans fin.
Un ciel éclaboussé d'étoiles, qui semblent éteintes et balayées par un nuage obscur. Tout n'est que poussière.
La perte de soi, à l'intérieur. De soi.
Tombée dans un trou béant. Aucune échelle de secours.
Comme aspiré par le passé.
Irrécupérable. Un soupçon de regret, soudainement